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Du 11 au 17 mai, se tient la Semaine québécoise des familles... voici un témoignage sur le sujet de Claudia Dallaire, membre de l'équipe de la pastorale du diocèse.

Quelle famille !

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours dit que je ne voulais pas d’enfants. Ark! des enfants, ça crie, ça a les ongles sales quand ça arrive de dehors, ça coule du nez… Non, la fibre maternelle je n’ai pas ça, moi!

Puis un jour à l’âge de 28 ans, j’apprends que je suis enceinte. La surprise est grande mais je suis contente, j’ai maturé et je suis en couple depuis 6 ans. Donc tout ira bien! À 24 semaines de grossesse, mon conjoint m’annonce qu’il me quitte. Je me retrouve seule, enceinte, avec la peur de ne pas être une bonne mère puisque je n’ai pas ça, moi, la fibre maternelle! Pourtant, tout au long de ma grossesse, je mange trois repas par jour, même si je n’ai pas faim; j’essaie de dormir, même si le sommeil ne vient pas; je construis une vie, je dois faire attention à ce petit être.

Le 7 juillet 2005, je mets au monde une merveille, une fille que je nomme Laurane. C’est le coup de foudre! L’amour inconditionnel, dont les parents me parlaient et que je ne comprenais pas, vient de me frapper le cœur. Ça y’est j’ai ça, moi, la fibre maternelle! Laurane et moi avons fait notre vie à deux, nous étions une mini-famille remplie d’amour.

Un jour, Maxim est entré dans ma vie. Mais pour entrer dans ma vie, il devait OBLIGATOIREMENT aimer ma fille. Il est tombé en amour avec elle; ils ont développé un lien particulier. Puis j’apprends que je suis enceinte. Encore une fois, je me pose plein de questions. Comment vais-je faire pour aimer cet enfant autant que ma fille? Je l’aime tellement que ça me semble impossible. Mon chum va-t-il aimer « son » enfant plus que Laurane, puisque qu’il n’a pas de lien de sang avec elle? Le 28 juillet 2010, Léo arrive au monde. Wow quel beau bébé! Quel magnifique accouchement! Cette fois-ci, je suis avec le père de mon enfant, c’est différent de la première fois. Mon amour vient de se multiplier. Quand quelqu’un me disait « tu vas voir l’amour se multiplie », je ne comprenais pas vraiment... En plus, l’homme de ma vie ne fait aucune différence entre son fils et Laurane. Quel bonheur!

Quand j’ai appris que j’étais enceinte une troisième fois, j’ai angoissé. Trois c’est beaucoup! Comment vais-je faire? Concilier travail et famille ce n’est déjà pas évident! Et tout à coup que je ne suis pas capable!


Au cours de cette grossesse, Maxim et moi avons vécu une période difficile. Allais-je encore mettre un enfant au monde seule? Liam est arrivé le 12 avril 2013. Un magnifique garçon qui nous a rapprochés. L’arrivée de Liam a changé complètement notre vie. Maxim a pris la décision de travailler sur lui et de prendre les bonnes décisions le concernant. Cette troisième merveille du monde est venue solidifier notre couple.

Maxim et moi voulons montrer à nos enfants que c’est possible de passer à travers les embuches; que nous aimer et nous respecter est plus important que tout. Notre plus grand désir est de réussir notre vie à deux et de montrer à nos enfants que c’est possible.

Cette semaine, c’est la fête des familles. À vous familles monoparentales, nucléaires, recomposées, de même sexe, etc., je vous souhaite du bonheur, de la patience, de la résilience et surtout de l’amour; parce que certains matins ça en prend plus que d’autres ;-). Concilier travail et famille, c’est une tâche ardue mais qui en vaut tellement la peine.

Aujourd’hui, avec le recul, je ne me verrais pas sans enfants. C’est cliché, mais c’est la plus belle réussite de ma vie. Ils sont merveilleux, drôles, et oui ils crient et ils ont les ongles sales et j’essuie des nez morveux, mais ils font notre bonheur à mon chum et à moi.


Claudia Dallaire, la mèreveilleuse


Réflexion d'une maman sur le Jeudi Saint

Traditionnellement le Jeudi Saint, nous réinterprétons le Lavement des pieds des disciples par Jésus. Par ce geste, Jésus se met au service des autres, nous rappelant ainsi que nous sommes tous égaux et qu’il n’y a rien de plus grand qu’être au service de nos prochains. Chaque fois que nous tendons la main, que nous consolons, que nous écoutons, c’est Dieu que nous accueillons.

Comme la Parole est au cœur de nos vies, je me permets de vous partager ce que cette lecture fait écho en moi.


Lecture de l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,1-15. Un(e) participant(e) pourrait lire le texte.
Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu,
se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.
Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi.»

Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ; et c'est pourquoi il disait : « Vous n'êtes pas tous purs. »
Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors :
« Comprenez-vous ce que je viens de faire ?
Vous m'appelez 'Maître' et 'Seigneur', et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.

Le texte me fait penser aux proches aidants. Jésus est comme un proche aidant en lavant les pieds de ses apôtres, il est au service. Par contre…

J’ai tout de suite pensé à mes enfants. Mes enfants ont respectivement 9 ans, 4 ans, et 2 ans. Mes deux plus grands me demandent souvent pourquoi je dis souvent non? Pourquoi je fais ça? Pourquoi il faut qu’ils prennent leur bain? Ça me fait penser à ce que Jésus répond à Pierre lorsque celui-ci dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Pierre ne comprend pas ce que Jésus veut lui dire et Jésus lui dit alors : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

Pour le moment ça tombe sur les nerfs de mes enfants de se faire dire quoi faire, de se faire dire non, etc. Ils ne comprennent pas que c’est parce que je les aime plus que tout. Moi-même jusqu’à la fin de mon adolescence je me disais. « Est donc ben fatigante ma mère, elle ne veut jamais rien ». Moi aussi je ne voyais pas que c’était simplement parce qu’elle m’aimait et qu’elle me protégeait. La mère de ma meilleure amie était vraiment cooooooool à l’époque de mon adolescence, mon amie pouvait faire tout ce qu’elle voulait, il n’y avait pas de règlements. Pourquoi chez nous il y en avait? La mère de mon amie ne s’est jamais occupée d’eux, c’est à l’âge adulte que j’ai compris que mon amie n’était pas chanceuse de ne pas avoir d’encadrement.

Un jour, mes enfants comprendront que c’est tout simplement de l’amour qu’une mère porte à ses enfants parce que mes enfants sont ce qui est le plus important dans ma vie.
Jésus dit « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Les apôtres ne comprenaient pas, c’est comme mes enfants, aujourd’hui ils ne comprennent pas mais demain ils feront de même avec leurs enfants comme ma mère l’a fait avec mon frère et moi.

En ce Jeudi Saint, je pose un geste symbolique envers mes enfants, je leur laverai les pieds. C’est un geste fait avec un immense respect, un geste d’amour et de tendresse. Un geste que toutes les mères de la terre font pour leur enfant. Un geste que tous les proches aidants font pour les personnes en besoin. Ce geste est une façon spéciale de la part de Jésus de révéler à ses disciples que chacun d’eux était beau, choisi et aimé. Jésus ne juge pas, il ne condamne pas; il purifie.

Claudia Dallaire, maman et apl
 


Mini jardin de Pâques
Bricolage - Mini jardin de Pâques avec des coquilles d'œufs
À partir de 4 ans - Durée : 40 minutes


Matériel pour réaliser le projet
• Des coquilles d'œufs vides dans leur boîte • De la terre ou du terreau
• Des graines de votre choix  • Une petite cuillère

Cette semaine toute la famille mangera des œufs ! Et en les cassant pour l'omelette, faites en sorte que la coquille soit brisée le plus haut possible.  Passer les coquilles vides sous l'eau pour les nettoyer, puis les déposer dans leur boîte en carton d'origine.

Verser un peu de terre à l'aide d'une cuillère dans chaque coquille en tassant délicatement, pour la remplir aux 3/4. Si vous avez du terreau, c'est encore mieux ! Y déposer les graines et arroser un peu.

Placer le mini-jardin près de la lumière et arroser un petit peu tous les deux jours. Impliquer les enfants et échanger avec eux de ces naissances et pourquoi ne pas faire les liens avec la graine qui semble sans vie et qui renaît avec beaucoup de soins.

Un mini jardin aromatique, ce serait pas mal ! De futures fleurs pour le parterre pas pire non plus !


La famille en quatre saisons
Le printemps : les arbres bourgeonnent, la nature prend vie, des couples se forment, des familles prennent racines, des enfants naissent, c’est une nature préparant une prochaine saison.
L’été : la nature bat son plein, les arbres sont à leur apogée. Les familles sont au cœur de leur mission. L’enfant grandit, vit de belles choses comme de moins belles, C’est le temps des vacances. Mais chaque été comporte aussi ses jours de pluie. Cette eau, essentielle pour les récoltes de la prochaine saison.
L’automne : le temps des récoltes, les feuilles prennent leurs propres couleurs. Les pommes tombent des branches pour être récoltées ou bien pour créer son propre pommier. Tout comme les enfants d’une famille quitteront leurs parents pour explorer leur futur. Ils s’inspireront de l’héritage des deux familles pour créer éventuellement la leur selon leur propre nature. Certaines familles peuvent déjà vivre l’hiver de leurs parents.
L’hiver : Une saison froide, une saison en attente, une saison monochrome, une saison que plusieurs qualifient de morte. Pourtant, ce n’est qu’une génération qui laisse sa place à d’autres printemps!
 


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